Est-ce vraiment une mycose de l’ongle ? Où s’arrête le rôle de la prothésiste ongulaire et quand orienter la cliente vers un spécialiste ?
Est-ce vraiment une mycose de l’ongle ? Où s’arrête le rôle de la prothésiste ongulaire et quand orienter la cliente vers un spécialiste ?
Un changement de couleur de l’ongle, un décollement de la plaque unguéale, une fragilité accrue ou une coloration inhabituelle peuvent sembler évidents au premier regard. En pratique, la situation est pourtant souvent beaucoup moins simple.
Une prothésiste ongulaire professionnelle doit être capable de reconnaître qu’un ongle présente quelque chose d’inhabituel. Elle n’a toutefois pas à poser un diagnostic médical – et ne devrait pas le faire.
La capacité à reconnaître la frontière entre un soin professionnel en salon et une situation qui doit être évaluée par un professionnel de santé fait partie intégrante d’un véritable travail professionnel.
Pourquoi avons-nous écrit cet article ?
L’idée de cet article est née d’une question réelle reçue par DENATO :
« Bonjour, avez-vous un salon à Prague où l’on peut venir faire traiter des ongles cassants et possiblement atteints de mycose ? »
À première vue, la question semble simple. En réalité, elle montre très clairement à quel point il est facile de confondre soin cosmétique et prise en charge d’un problème de santé.
Nous pourrions recommander un produit destiné à renforcer les ongles naturels ou un système conçu pour le soin des ongles problématiques. Mais si nous ne savons pas pourquoi l’ongle s’est modifié, il n’est pas correct de commencer par choisir un produit.
La première étape consiste à déterminer si la situation relève d’un soin professionnel en salon ou si la cliente doit d’abord bénéficier d’un avis spécialisé. C’est précisément cette frontière qui constitue le sujet de cet article.
Que peut réellement reconnaître une prothésiste ongulaire sur un ongle ?
Une professionnelle expérimentée doit être capable de remarquer qu’un ongle ne présente pas un aspect ou un comportement habituel.
Elle peut par exemple observer :
- un changement de couleur de la plaque unguéale,
- un épaississement ou, au contraire, un amincissement,
- un dédoublement et une fragilité accrue,
- une modification de la structure,
- une accumulation de tissu kératinisé,
- des changements de la peau autour de l’ongle,
- un décollement de la plaque unguéale du lit de l’ongle – une onycholyse.
Il s’agit toutefois de modifications observables de l’ongle, et non automatiquement d’un diagnostic de leur cause.
C’est précisément cette distinction qui est essentielle.
Une prothésiste ongulaire peut décrire ce qu’elle voit. Elle n’a pas à transformer cette observation en diagnostic.
« C’est une mycose. » Vraiment ?
Dans la pratique en salon, le terme « mycose » est parfois utilisé trop rapidement.
L’ongle change de couleur – mycose.
Il se décolle du lit unguéal – mycose.
Il s’épaissit, commence à s’effriter ou des changements apparaissent sous la plaque – mycose.
L’aspect de l’ongle peut nous indiquer que quelque chose n’est pas normal. Il ne nous permet pas toujours de savoir avec certitude pourquoi.
Lorsqu’une infection fongique ou une autre pathologie est suspectée, le rôle de la prothésiste ongulaire n’est pas de confirmer ce diagnostic.
La bonne démarche consiste à recommander un avis spécialisé.
Dire « cet état doit d’abord être évalué par un médecin » n’est pas un manque de professionnalisme. C’est au contraire une partie du professionnalisme.
Pourquoi ne suffit-il pas de recouvrir simplement l’ongle ?
C’est ici que l’un des principaux problèmes de la pratique en salon peut apparaître.
La cliente ne vient pas toujours pour connaître la cause de la modification. Souvent, elle souhaite simplement que son ongle redevienne esthétique.
« On ne peut pas simplement mettre du gel dessus ? »
Mais recouvrir l’ongle à des fins esthétiques ne traite pas la cause du problème.
Si nous ne sommes pas certaines de l’état de l’ongle, l’apparence immédiate ne doit pas passer avant la sécurité du travail.
Une pose pourra être réalisée plus tard. Il faut d’abord savoir s’il est approprié et sûr de travailler sur cet ongle.
Comment procéder lorsqu’une cliente arrive avec un ongle problématique ?
Il n’est pas nécessaire de jouer au dermatologue. Il est cependant utile de procéder de manière systématique.
- D’abord, j’observe attentivement.
Quel est l’aspect de la plaque unguéale, du lit de l’ongle et de la peau environnante ? La modification concerne-t-elle un seul ongle ou plusieurs ? Y a-t-il un changement de couleur, de structure, un décollement de la plaque ou d’autres signes inhabituels ? - Je pose des questions.
Depuis combien de temps la modification est-elle présente ? Y a-t-il eu un traumatisme auparavant ? Est-elle apparue soudainement ? L’ongle est-il douloureux ? La cliente a-t-elle déjà consulté un médecin ? Sait-elle ce qui pourrait avoir provoqué ce changement ? - Je n’attribue pas une cause uniquement sur l’apparence.
Je peux décrire ce que je vois. Je n’ai pas à en tirer un diagnostic. - En cas de doute, je ne recouvre pas l’ongle.
Si je soupçonne que la modification peut être liée à une pathologie, je recommande d’abord un avis spécialisé. - Ce n’est qu’ensuite que je choisis le soin adapté.
Si l’état de l’ongle est compatible avec un soin en salon, je peux choisir un soin de la plaque unguéale, du lit de l’ongle ou une combinaison des deux, selon la situation.
Refuser une prestation peut parfois signifier faire correctement son travail
Après de nombreuses années dans le domaine de l’onglerie, nous avons pris l’habitude de chercher des solutions.
Quel matériau utiliser ? Comment réparer l’ongle ? Comment le renforcer ? Que pouvons-nous appliquer pour améliorer son apparence ?
Mais l’expérience consiste aussi à reconnaître les situations où il ne faut encore rien appliquer.
Une prothésiste ongulaire professionnelle n’a pas à savoir traiter chaque modification qu’elle observe sur les ongles de sa cliente. Elle n’a pas non plus à connaître systématiquement la cause exacte.
Elle doit cependant travailler en sécurité, connaître les limites de ses compétences et savoir quand il est préférable de recommander un avis spécialisé plutôt qu’un produit supplémentaire.
Notre objectif ne devrait pas être uniquement de créer un bel ongle et de masquer esthétiquement le problème. Nous devons également savoir quand, et dans quelles conditions, il est réellement sûr de travailler sur cet ongle.
Vers qui orienter la cliente ou avec qui discuter du problème ?
Lorsqu’une mycose ou une autre maladie de l’ongle est suspectée, plusieurs professionnels peuvent être consultés.
Leurs compétences sont toutefois différentes. Certains peuvent poser un diagnostic et commencer un traitement, tandis que d’autres peuvent apporter une aide dans le cadre d’un soin mécanique professionnel ou d’un suivi.
Médecin généraliste
Le médecin généraliste peut effectuer une première évaluation de l’état de l’ongle, recommander la suite de la prise en charge et, dans certains cas, débuter un traitement.
Si le tableau est incertain, plus étendu, récidivant ou compliqué, il peut orienter la cliente vers un dermatologue.
Dermatologue
Le dermatologue est le principal spécialiste médical des maladies de la peau et des ongles.
Il peut déterminer si les modifications correspondent réellement à une affection mycosique, réaliser ou prescrire les examens nécessaires et définir un traitement approprié en fonction des résultats.
Selon le cas, le traitement peut être local ou systémique.
Chirurgien
Le chirurgien n’est généralement pas le premier spécialiste à consulter en cas de suspicion de mycose de l’ongle.
Son intervention est plutôt envisagée lorsque des complications nécessitent une prise en charge chirurgicale, par exemple une douleur importante, un ongle incarné, des complications inflammatoires ou une situation qui ne peut plus être traitée uniquement de manière conservatrice.
La décision concernant l’intervention revient toujours au médecin, selon l’état actuel.
Pédicure ou professionnel de la pédicurie à orientation podologique
Un pédicure expérimenté, notamment spécialisé dans la pédicurie instrumentale et les ongles problématiques, peut jouer un rôle important dans la prise en charge.
Dans le cadre de ses compétences, il peut travailler mécaniquement l’ongle de manière professionnelle, par exemple en retirant des parties décollées ou endommagées ou en réduisant une masse unguéale épaissie.
Ce type de soin peut également faciliter la prise en charge ultérieure recommandée par le médecin.
Il est cependant essentiel de faire la différence entre un soin professionnel de l’ongle et le traitement d’une maladie.
Un pédicure ne pose pas de diagnostic médical, ne prescrit pas de médicaments et ne remplace pas le dermatologue.
Pharmacien
Le pharmacien peut être un interlocuteur utile, notamment pour le choix de produits disponibles sans ordonnance.
Il peut expliquer leur bonne utilisation, insister sur la durée et la régularité de l’application et donner des conseils concernant les mesures d’hygiène.
Si l’état de l’ongle reste incertain, ne s’améliore pas au fil du temps, s’aggrave ou concerne une zone plus étendue, une visite à la pharmacie ne remplace pas un examen spécialisé.
Quelle est alors la place de la prothésiste ongulaire ?
Nous revenons ainsi au salon de manucure.
Le rôle de la prothésiste ongulaire n’est pas de décider de quelle maladie souffre la cliente.
Son rôle consiste à :
- remarquer que l’état de l’ongle n’est pas habituel,
- évaluer de manière sûre si elle peut travailler dessus,
- ne pas simplement recouvrir une modification suspecte,
- et savoir vers qui orienter la cliente en cas de doute.
Les infections fongiques sont plus fréquentes sur les ongles des pieds, mais des modifications de la plaque unguéale et du lit de l’ongle peuvent bien entendu apparaître aussi sur les mains.
En salon, nous observons également des dommages causés par une application incorrecte ou inadaptée de produits, des sollicitations mécaniques répétées, un limage excessif ou des décollements non traités depuis longtemps.
C’est précisément pour cette raison qu’il est important de ne pas confondre ce que nous voyons avec la cause de ce que nous voyons.
L’onycholyse n’est pas automatiquement une mycose
L’onycholyse désigne le décollement de la plaque unguéale du lit de l’ongle.
L’espace ainsi créé sous l’ongle peut donner l’impression d’une « poche d’air ».
Les causes peuvent être nombreuses.
Pour les ongles des pieds, une pression prolongée ou des chaussures inadaptées peuvent par exemple jouer un rôle. Sur les mains, on peut rencontrer des dommages mécaniques, des traumatismes, une mauvaise manipulation des ongles ou des lésions liées à une pose.
L’onycholyse peut également accompagner certaines maladies de la peau ou d’autres problèmes de santé.
L’onycholyse n’est donc pas, à elle seule, un diagnostic de mycose de l’ongle.
L’onychomycose est une maladie fongique de l’ongle
L’onychomycose, en revanche, est une infection fongique de l’ongle.
Elle peut notamment se manifester par des changements de couleur et de structure, un épaississement, un effritement ou encore un décollement de la plaque unguéale du lit de l’ongle.
C’est pourquoi un ongle atteint d’onychomycose peut, au premier regard, ressembler à une onycholyse provoquée par une cause totalement différente.
Nous revenons donc à la limite des compétences de la prothésiste ongulaire :
Une prothésiste ongulaire peut reconnaître et décrire une onycholyse. Elle ne doit toutefois pas décider, sur la seule base de l’apparence, qu’une infection fongique en est la cause.
En cas de suspicion de mycose, la bonne démarche consiste à recommander un avis spécialisé.
Et qu’en est-il de l’ongle vert, souvent appelé « greenie » ?
Les prothésistes ongulaires rencontrent ce problème assez fréquemment, notamment sous un matériau présentant un décollement.
Après retrait du matériau, une coloration verte à brun-vert peut apparaître sur l’ongle naturel et la première réaction est souvent :
« Il y a une mycose sous le gel. »
Pourtant, un ongle vert n’est généralement pas une mycose.
La coloration verte caractéristique est souvent associée à la bactérie Pseudomonas aeruginosa, qui apprécie les environnements humides.
L’espace créé entre le matériau décollé et l’ongle naturel peut lui offrir des conditions favorables.
La coloration verte elle-même n’est ni une « couche de mycose » ni un dépôt bactérien qu’il suffirait de limer.
Il s’agit d’une coloration de la plaque unguéale causée par des pigments produits dans le cadre d’une colonisation bactérienne.
La prévention est donc également importante.
Un décollement n’est pas uniquement un problème esthétique.
Si un espace apparaît entre le matériau et l’ongle naturel et que de l’humidité peut s’y infiltrer, il ne faut pas simplement le recouvrir avec une nouvelle couche de produit.
Le décollement doit être correctement retiré et l’état de l’ongle naturel contrôlé.
Comment confirme-t-on réellement une mycose de l’ongle ?
En cas de suspicion d’onychomycose, le dermatologue peut demander un examen mycologique.
Selon le type d’examen, du matériel peut être prélevé sous l’ongle ou une partie de la plaque unguéale atteinte peut être collectée.
L’échantillon peut ensuite être examiné au microscope, mis en culture ou analysé à l’aide d’une autre méthode de laboratoire.
La confirmation en laboratoire permet de déterminer s’il s’agit réellement d’une infection fongique.
Une prothésiste ongulaire peut reconnaître un aspect typique et réagir de manière adaptée, mais si l’atteinte est étendue, incertaine, douloureuse ou autrement suspecte, la cliente doit être orientée vers un examen spécialisé.
Pourquoi est-il important de refuser la prestation au bon moment ?
Il ne s’agit pas uniquement de l’ongle d’une seule cliente.
Si une maladie infectieuse est réellement présente, travailler sur cet ongle peut également créer un risque de contamination de l’environnement de travail et de propagation de matériel infectieux.
Même des instruments correctement stérilisés et emballés individuellement ne justifient donc pas d’ignorer un état suspect de l’ongle.
L’hygiène du salon concerne l’ensemble de l’espace de travail, les outils, les surfaces et la manière dont la prestation est réalisée.
Parfois, l’acte le plus professionnel d’une prothésiste ongulaire est précisément celui qu’elle ne réalise pas.
Ne pas recouvrir l’ongle. Ne pas essayer de « réparer » le problème avec un produit. Expliquer à la cliente ce que l’on observe et recommander le bon spécialiste.
Une fois le problème de santé traité ou écarté, la cliente peut revenir chez la prothésiste ongulaire afin de travailler sur la récupération, la protection et la poursuite des soins de l’ongle naturel.
Quelle est la place d’ACESO ?
C’est précisément ici qu’une apparente contradiction peut apparaître.
Chez DENATO, nous proposons le système professionnel ACESO, destiné à une prise en charge ciblée des ongles problématiques, du lit de l’ongle et des tissus environnants.
Nous l’utilisons notamment dans le cadre de l’onycholyse, de l’hyperkératose, de la charge bactérienne ou de modifications associées à un environnement mycosique.
Cela signifie-t-il qu’une prothésiste ongulaire traite une mycose avec ACESO ?
Non.
ACESO est un système professionnel de soin complémentaire, et non un dispositif médical.
Sa place se situe dans le soin ciblé de l’ongle, du lit de l’ongle et des tissus environnants ainsi que dans le soutien d’un environnement hygiénique adapté.
Si l’apparence ou l’étendue des modifications fait suspecter une pathologie nécessitant un diagnostic ou un traitement médical, l’avis spécialisé doit être prioritaire.
ACESO ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical.
Et quelle est la place d’IBX ?
IBX et ACESO ne sont pas deux systèmes destinés au même problème.
Chacun agit dans un domaine différent.
IBX agit à l’intérieur de la plaque unguéale naturelle.
Nous lui voyons une place pour les ongles naturels fragilisés, endommagés, dédoublés ou cassants, à condition que leur état soit compatible avec un soin en salon.
ACESO oriente davantage le soin vers le lit de l’ongle, la zone sous l’ongle et les tissus environnants.
Dans certaines situations, IBX sera donc le bon choix, dans d’autres ACESO.
Dans certains cas, les deux systèmes peuvent être combinés de manière pertinente.
Et parfois, ni l’un ni l’autre ne devrait être la première étape : un avis médical doit venir en premier.
La capacité à faire la différence entre ces situations est plus importante que le simple choix d’un produit.
Pourquoi n’avons-nous pas recommandé immédiatement ACESO ou IBX à la cliente ?
Vous vous demandez peut-être pourquoi nous n’avons pas immédiatement recommandé ACESO ou une régénération avec IBX à la cliente de l’exemple introductif.
C’est précisément parce que nous proposons ces systèmes que nous devons être encore plus responsables dans nos recommandations.
Sinon, il serait très facile de créer une attente simplifiée :
« Ils ont un produit pour les ongles problématiques, donc on peut l’utiliser chaque fois qu’un ongle semble anormal. »
Mais ce n’est pas ainsi que cela fonctionne.
Si nous ne connaissons pas la cause de la modification de l’ongle, il n’est pas correct de commencer par choisir un produit.
Le bon ordre est le suivant :
- reconnaître que l’état de l’ongle n’est pas normal,
- ne pas travailler par-dessus une modification suspecte,
- recommander un avis spécialisé si nécessaire,
- et seulement ensuite envisager une régénération ou un soin complémentaire en salon.
Parfois, IBX sera le bon choix.
Dans d’autres cas, ACESO.
Parfois, une combinaison adaptée des deux systèmes.
Et parfois, la première étape doit être un examen médical et un traitement.
Nous ne refusons pas d’aider. Nous ne voulons simplement pas promettre quelque chose que ni DENATO ni une prothésiste ongulaire professionnelle ne doivent fournir.
Cela protège également les professionnelles de l’onglerie
ACESO et IBX nous amènent naturellement à des questions qui se situent à la frontière entre soin cosmétique et problème de santé.
Plus nous fournissons d’informations professionnelles, plus les clientes peuvent commencer à nous considérer presque comme un service de conseil.
Nous voyons cela comme une marque de confiance, mais aussi comme une raison supplémentaire de maintenir très clairement les limites de nos compétences.
Le même principe vaut pour les prothésistes ongulaires professionnelles :
Reconnaître un état suspect – ne pas travailler par-dessus – recommander un avis spécialisé – puis seulement s’occuper de la récupération de l’ongle.
Nous protégeons ainsi non seulement la cliente, mais aussi la professionnelle qui travaille sur ses ongles.
Une fois le problème de santé écarté, nous revenons au soin en salon
Si l’avis spécialisé écarte un état nécessitant un traitement médical ou si l’ongle est compatible avec un soin professionnel en salon, nous pouvons revenir à ce qui relève réellement des compétences de la prothésiste ongulaire.
Cela comprend le soin de :
- la plaque unguéale naturelle,
- du lit de l’ongle,
- des tissus environnants,
- des ongles fragilisés ou endommagés mécaniquement,
- et de la récupération ultérieure de l’ongle.
Selon la situation, IBX, ACESO ou une combinaison adaptée des deux systèmes peut alors avoir toute sa place.
Pour en savoir plus sur les différences entre ces deux systèmes et sur les situations dans lesquelles chacun est approprié, consultez notre article IBX ne suffit pas toujours. Quand choisir ACESO.
Nous souhaitons progressivement créer un réseau de spécialistes vers lesquels orienter les clientes
À l’heure actuelle, nous ne disposons pas encore d’une liste publique de salons partenaires et de spécialistes que nous pourrions recommander automatiquement aux clientes.
Nous ne pouvons bien sûr pas non plus communiquer les coordonnées de nos clients sans leur accord.
Nous souhaitons cependant faire évoluer cela à l’avenir.
Notre objectif est de progressivement entrer en contact avec des spécialistes compétents dans différentes régions afin de pouvoir orienter les clientes en toute sécurité selon leurs besoins réels.
Il ne s’agit pas de créer une liste de « salons pour les mycoses ».
L’objectif est de mettre la cliente en relation avec le bon professionnel – selon qu’elle a besoin d’un examen dermatologique, d’une pédicurie professionnelle ou d’un suivi professionnel de l’ongle naturel.
Résumé : le professionnalisme signifie parfois savoir quand ne pas intervenir
Toute modification de l’ongle n’est pas une infection fongique.
Il n’est pas toujours possible non plus de déterminer la cause d’une modification uniquement à partir de l’apparence.
Une prothésiste ongulaire peut reconnaître un changement de couleur, de structure, une onycholyse, une lésion ou d’autres signes inhabituels.
Elle n’a pas besoin – et ne doit pas – franchir la frontière entre observation et diagnostic médical.
Lorsqu’une maladie est suspectée, l’avis spécialisé est prioritaire.
Si l’on confirme ensuite que l’ongle peut être pris en charge en salon, nous revenons à ce qu’une prothésiste ongulaire professionnelle sait faire de mieux : choisir un soin adapté pour la plaque unguéale naturelle, le lit de l’ongle et les tissus environnants.
C’est alors qu’IBX, ACESO ou une combinaison correctement choisie des deux systèmes peuvent trouver leur place.
Le véritable professionnalisme ne consiste pas uniquement à savoir quoi appliquer sur un ongle. Il est tout aussi important de savoir quand ne rien appliquer pour le moment.
Auteur de l’article
Cet article a été préparé par Lucie Králová et l’équipe d’experts DENATO sur la base de leur expérience issue de la pratique professionnelle en salon.
Mise à jour
Cet article a été mis à jour conformément aux connaissances actuelles et aux pratiques professionnelles dans le domaine de la prothésie ongulaire.
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